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Histoire Opération Dark Winter

Discussion dans 'Histoires et Théories' créé par Akame, 25 Janvier 2016.

  1. Akame

    Akame Liaison JTF Contributeur Agent

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    Nous parlons souvent de cette opération. Mais qu'en savons nous exactement ? Je vous propose d'en découvrir les enjeux mais aussi ce qui a découlé de cette opération à travers une synthèse tirée de plusieurs documents trouvés sur la toile.


    I. Les origines


    Dark Winter est une opération de simulation d'une attaque terroriste massive biochimique. Elle a été conçue pour réaliser une version fantaisiste de l'emploi du virus de la Variole (Pour en savoir plus sur ce virus, je vous invite à consulter ce post : http://forum.directive51.fr/threads/histoire-variola-chimera.54/) sur les États-Unis.

    Tara O'Toole* et Thomas Inglesby*, membres du Johns Hopkins* CCBS (Center for Civilian Biodefense Strategies ou en français, Centre pour les stratégies de Bio défense civile.) et du CSIS (Center for Strategic and International Studies ou en français, Centre d'études Stratégiques et Internationales) et Randy Larsen* ainsi que Mark DeMier* des Services Analytiques ont été les principaux organisateurs, auteurs et contrôleurs du projet.


    II. Son processus

    Cette opération a été axée sur l'évaluation de l'insuffisance des réponses d'urgence nationale lors de l'emploi d'une arme biologique contre la population américaine. L'objectif principal de cet exercice était de pouvoir adopter par la suite des mesures préventives et des stratégies de réponse en augmentant par la même occasion la sensibilisation du gouvernement et du peuple sur l'ampleur et le potentiel d'une telle menace.

    Le scénario du Dark Winter devait se dérouler de la façon suivante.
    1. Mise en place d'une attaque de variole ciblée au sein d'Oklahoma City
    2. Mise en place d'autres attaques moins conséquentes en Géorgie et en Pennsylvanie
    3. Détérioration volontaire de la situation pour forcer le déclenchement de l'état d'urgence
    4. Observation des réponses possibles
    Pour réaliser ces attaques, seront employés des aérosols afin de permettre une diffusion massive par avoir aérienne afin d'augmenter la portée de ces dernières.

    L'attaque principale causera rapidement des pertes civiles très importantes. Des milliers de morts seraient à déplorer dès le premier mois de l'infection, perturbant totalement le système d'intervention américain.

    Malheureusement, le résultat fut catastrophique. Nous allons voir les conclusions de cette simulation dans un dernier chapitre.
     
  2. Akame

    Akame Liaison JTF Contributeur Agent

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    III. Les conclusions


    L'UPMC* dégagera plusieurs résultats de cette simulation. En voici les grands axes.

    • Une attaque sur les États-Unis avec une arme biologique pourrait menacer les intérêts vitaux de la sécurité nationale.

    En effet, la possible perte majeure de civiles et l'éventualité d'une propagation dans des instituts essentiels entraînerait une perte de confiance dans le Gouvernement. Cela entraînerait donc des troubles civiles et donc une violation des procédures visant à rétablir l'ordre. La pénurie de vaccins et d'autres médicaments n'aidant en rien la volonté des dirigeants politiques d'apaiser la foule. De ce fait, l'anxiété publique imploserait, de nombreux vols seraient a déplorer. Par ailleurs, on a pu constater que cela viendrait nuire à la flexibilité stratégique des États-Unis à l'étranger.

    • Les structures et l'organisation actuelle ne permet pas de réagir correctement à une crise résultant d'une guerre biologique.

    Dark Winter a permit de mettre en évidence des failles au sein même du gouvernement, et notamment entre les différents niveaux qui le compose (A savoir sur le plan fédéral, provincial et local). Mais aussi entre le gouvernement et le secteur privé, entre les institutions et les organismes, ainsi que entre le secteur public et le privé. Cela mettant clairement en avant l'inaptitude des diverses structures à faire face à une telle menace. Voilà pourquoi la question concernant la personne à qui il revient le droit d'agir s'est posée pendant plusieurs années, cela avant la naissance de la Directive 51, donnant les pleins pouvoirs au président. Un sujet qui est d'ailleurs encore beaucoup critiqué par les américains et qui anime bien des débats.

    • Il n'y a aucune capacité d'appoint dans les systèmes de soins des États-Unis, mais aussi dans les industries pharmaceutiques et de vaccins.

    L'exercice ayant été conçu pour simuler le déclenchement soudain et massif d'un événement de guerre biologique, sans préparation préalable, réduisant ainsi de façon très exponentiel la capacité à endiguer la propagation du virus. En raison de cette faiblesse, les hôpitaux se sont retrouvés rapidement envahis, rendant tout soin impossible. Qui plus est, les patients présents et n'étant pas atteints par le dit virus sont pris de panique, ajoutant encore davantage de difficulté à ces derniers pour gérer ce phénomène de masse. L'effet de psychose s'étant donc rapidement, et cela au sein même du personnel hospitalier au vue de leur incapacité à gérer la menace, créant ainsi également la crainte chez eux de ramener ce virus auprès de leurs proches. De cette ingérence nait alors un mouvement migratoire d'une population terrifiée, tentant de fuir le phénomène, contaminant de ce fait à une vitesse croissante les villes aux alentours de celles directement touchés.

    De ce fait, cette ingérence entrave également la réponse des services de santé vis à vis de l'analyse de la menace et de la propagation de celle-ci. Ne pouvant quantifier, ni identifier l'origine de l'attaque du fait de cette panique, la gestion de l'évènement s'avère donc tout simplement impossible.

    • La relation avec les médias deviendrait un problème majeur pour tous le gouvernement.

    La gestion de l'information et de la communication étant le point névralgique de ce genre de situation, cette dernière s'avère très difficile, voir impossible, à gérer. La mise en place de mesures radicales, telle que la vaccination de masse ne pouvant pas être adoptée sans une coopération totale. Garder le contrôle sur la population s'est révélé être un des points les plus critique lors d'une telle situation. Le but étant pour le gouvernement de parvenir à rassurer la population, de leur assurer que toutes les mesures sont prises et que malgré la propagation évidente du virus, le contrôle sur le virus est total. Il a été d'ailleurs dégagé de ce chaos qu'il est important pour les élus de montrer aux civils que le partage des vaccins est équitable.

    • Si une arme biologique venait à être déployée, contenir sa propagation présente des défis éthiques, politiques, culturels, opérationnels et juridiques importants.

    L'équipe Analytique a mit en évidence que l'instauration d'une zone de quarantaine géographique autour des zones touchées entraînerait une incompréhension de la population. Notamment l'interruption de l'écoulement normal des médicaments ou encore des fournitures alimentaires. La mise en place de solutions aussi radicales semble ne pas faire ressortir les résultats attendus. En revanche, il semble évident aujourd'hui que le rationnement des ressources rares est important, ceci afin de prévoir d'éventuel conflits ou débats entre les différents partis pouvant amener à un différend pouvant mettre en péril la situation.
     
  3. Akame

    Akame Liaison JTF Contributeur Agent

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    IV. Les solutions


    Plusieurs solutions se sont dégagées suite à ce chaos. Voici une liste superficielle de ce que différents pays ont tentés de mettre en place.

    A l'heure actuelle il faut savoir que seuls les États-Unis et l'Israël ont opté pour une campagne de vaccination préventive. Onze Million d'américains recevront de ce fait un vaccin. L'Israël, plus modeste, vaccinera pas loin de dix-sept mille hospitaliers et pompiers. Il est d'ailleurs prévu que ce chiffre monte à environ quarante mille. En revanche, ce dernier sera disponible pour qui le désire. On sait également qu'un nombre non communiqué de militaire a été vacciné.


    En France, en Grande-Bretagne et en Allemagne, seul un petit nombre de personnel médical a été vacciné.

    Il faut savoir que cela fait plusieurs années que ce problème est au cœur des débats, comme le démontre bon nombre de journaux scientifique. Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, notre connaissance sur la variole et sa vélocité en terme de contagion est très limitée.

    Malgré toutes ces mesures, il faut savoir qu'un spectre encore les autorités à ce jour. Effectivement, malgré toutes les parades pouvant être mises en place pour éviter de vivre l'opération Dark Winter, il a été prouvé que certains virus pouvaient devenir immunisé à certains vaccins.

    Certains scientifiques ont par ailleurs, par accident, réussis à créer des formes de virus particulièrement virulente. Notamment, pour ne citer qu'un exemple, deux chercheurs australiens ont créé, en 2001, un virus de la variole de la souris particulièrement virulent.


    V. Le mot de la fin


    Au vue de tous ces faits, nous avons raison de craindre une éventuelle attaque biologique. La menace est réelle, et serait très certainement conséquente.

    Chaque Pays craint le jour où une telle attaque se produira. Les mesures prises sont encore insuffisantes et il est clair que si une telle attaque devait avoir lieu, nos pertes seraient catastrophiques.


    Saurez-vous faire face à un tel fléau agents ? Il ne tient qu'à vous d'écrire ce chapitre de l'histoire et de montrer au monde qu'il nous est possible de faire face à tout type de menaces !


    Annexe

    • Tara O'Toole a servie comme sous-secrétaire de la Direction du Département de Sécurité Intérieure du secteur Science et Technologie de 2009 à 2013.
    • Thomas Inglesby est le directeur de l'UPMC, centre de la Biosécurité.
    • Johns Hopkins (1795-1873) était un homme d'affaires et un philanthrope américain. L'argent qu'il a légué à sa mort, soit pas loin de 7 million de dollars, a servi à la construction d'une université et d'un hôpital.
    • Randy Larsen est un Psychologue de l'Université de Washington située à Saint Louis.
    • Nous ne possédons aucune information concernant Mark DeMier, outre le fait qu'il était membre du Service Analytiques.
    • UPMC n'est autre que l'Université Médicale de Pittsburgh (University of Pittsburgh Medical Center)
     
  4. TRACEY_GTA5

    TRACEY_GTA5 Nouvel Agent Agent

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    Wow c étais très intéressant à lire :)
     
  5. Moon

    Moon Modératrice Ubisoft Membre du personnel Agent

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    Akame est plein de ressources :)
     

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